“Vols alpins” surréalisme de l’aviation, “Vols Blancs” extraits

https://www.lionelcharlet.site/home https://vimeo.com/showcase/7123369 Tournage en 1999 dans le légendaire Mirage III, en Suisse. Immersion dans un monde tout à fait stupéfiant. Le pilote d’essai Fernand Carrel évoque le vol dans cet avion supersonique. Extraits du film “Vols Blancs”. Le sujet du…

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https://www.lionelcharlet.site/home
https://vimeo.com/showcase/7123369

Tournage en 1999 dans le légendaire Mirage III, en Suisse. Immersion dans un monde tout à fait stupéfiant. Le pilote d’essai Fernand Carrel évoque le vol dans cet avion supersonique. Extraits du film “Vols Blancs”.
Le sujet du vol moderne interroge bien au-delà. Expression du surréel de la science elle-même.

Vol en Suisse, dans le relief impressionnant et périlleux des Alpes.
Qu’est-ce que le pilote peut raconter, comment décrire, même à ses proches ce qu’il a vécu en un seul jour? Qu’il est monté, comme un point dans l’infini, 20 km au-dessus du Cervin? Comme assis sur un bolide gigantesque, bien qu’il soit petit dans les montagnes? Autant de “en-soi” qui auraient fasciné les peintres futuristes du siècle passé. Que le pilote ne peut pas vraiment traduire.
Qu’est-ce qui est grand ou petit, ce glacier, cette paroi? La lumière change, le climat change, la perception de la distance aussi, les Alpes sont immenses, mais gare à l’erreur.
Contrairement à l’image que peuvent en donner la publicité, la fiction surtout, trop manichéenne, ou la publicité de technologie, l’aviateur ici n’est pas un surhomme. Et voler n’est pas un jeu.
Le réalisateur filme le sujet en soi comme on filme un bateau, une machine stupéfiante, un objet qui fascine, le progrès, etc, hors du principe de galvanisation militariste propre à l’époque.
Il y a bien quelque chose d’intemporel dans le rêve de voler. Ce qui contredit dans un sens l’image du pouvoir et même ses ambitions.
Les fantasmes de toute puissance par la machine ou l’I.A caractérisent l’époque, le cinéma, les Telecom. Ces phénomènes post-darwiniens ont rempli les médias.
Le pilote semble différent ici, évoluant très souvent sous fort facteur de charge, formé au vol visuel. Le pilote alpin est assez éloigné du jeu vidéo. Chaque vol est dangereux.

Un univers très loin au-dessus de nos têtes, rendu accessible au réalisateur et caméraman pour réaliser lui-même les prises de vues en vol, sans pression communicationnelle.
L’aviation suisse est une aviation originale, dont l’accueil a été très humain et sympathique, limitée à la défense aérienne de son pays.

Le sujet de l’aviation a souvent été abordé par le réalisateur de 1986 à 2010, pour en exprimer tout le surréalisme. A l’image de celui de ce que l’on nomme désormais “la modernité”.
Hors de toute fiction. Un univers aux limites de l’humain, paradoxal, exprimé par l’illustration sonore, car le vol en soi est un rêve d’enfant, mais ensuite développé dans un monde, hélas lui plus influencé par Machiavel ou Cromwell ou Clausewitz. Horreur de la guerre. Paradoxe de l’aviation encore.
Modernité, surréelle elle-même à bien des égards et dans bien des domaines, scientifiques, économiques ou politiques. L’époque questionne avec du recul l’idée du progrès qui anima les anciens.
Le vol en soi interrogeant, par sa prise de conscience de la relativité de la vitesse, toutes les volontés de puissance.
Qu’auraient dit Jules Verne ou L.D.Vinci à la vue d’un tel spectacle?

Depuis 1985 Lionel Charlet, artiste indépendant, d’abord dessinateur, photographe ou caméraman, réalise des films sans commentaire textuel ajouté et de la photographie. Travaillant seul pour peu déranger le sujet.

Après des apprentissages assez défiants, des fausses pistes, des erreurs, des naïvetés, des passions à diminuer, il essaie d’approcher toujours le sujet à la manière d’un photographe. Ou d’un dessinateur. Avec du grain, du flou, du mouvement, des sons, entremêlés, de l’irruption, l’image se compose sur le moment, le film devient une chanson, un accident, où la haute définition est secondaire à l’atmosphère.

Moins intéressé par le film de fiction ou par le documentaire type, sans devoir rationaliser et expliquer le sujet, sans préscénarisation, il travaille d’abord avec une sensibilité picturale, pour une approche non descriptive.

En chaque sujet, chaque personne exprime son propos, son relief, son expérience, dans son environnement habituel, qu’il s’agit de ne pas modifier, photographiant au hasard du parcours, sans chercher l’objectivation, la netteté, la limitation à des idées de raison.

Extraits de films, renouvelés fréquemment:
https://vimeo.com/showcase/7123369

L’ancien logo n’est plus utilisé. (Il représentait un voilier. La terre vue comme vaisseau spatial).

Prod FA/ZZC/VPS

Travaux photographiques:
https://www.lionelcharlet.site

Autre extrait sur un Channel tiers (Alps Flying souvenir 2010):
https://www.youtube.com/watch?v=SvCzWO9IYoc&feature=youtu.be&fbclid=IwAR19uK5e3WVAyMBEtFhQH-Dmy0QqLdhrTR9s7dapQiX48dBzZgfEUgheLVA

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